NICARAGUA

5 mai 2019 6 Par Virginie

En passant par le Honduras à Las Piñatas

Nous ne ferons que passer par le Honduras afin de regagner la frontière avec le Nicaragua…
…mais il faut quand même passer à la caisse !

Sur la route du HONDURAS …

Il fait extrêmement chaud … pas un coin d’ombre… 45°C à l’ombre !

Nous arrivons à la frontière du NICARAGUA … probablement la plus longue (en terme de temps !) que nous ayons eu à traverser à ce jour… des questions à foison, un parcours à bureaux multiples, des sommes à payer , le tout dans la chaleur de l’après-midi…

Ayant passé la frontière du Honduras trop tard, nous n’avons pas pu prendre à Choluteca la route vers le nord (trajet plus long) donc celle de la montagne pour entrer au Nicaragua…

Il est tard dans l’après-midi et nous trouvons refuge chez Patrice, français émigré à SOMOTILLO depuis 18 ans (et sa famille) … Merci pour cet accueil chaleureux où nous avons discuté une bonne partie de la soirée et appris plein de choses sur ce nouveau pays …

avec Patricio …
Passage à Leon…

En ayant passé la frontière à Somotillo, nous nous dirigeons vers la côte Pacifique…nous arrivons à LAS PEÑITAS …

Nous rencontrons par hasard sur la route Lorenzo qui possède ce terrain…très sommaire càd juste du sable…mais en face de la mer !
Nous achetons au pêcheur des langoustes…campement sommaire mais BBQ de luxe !

Nous craquons…nous nous offrons une chambre climatisée dans l’hôtel à côté pour une nuit…histoire de réussir à dormir quelques heures…

On ne vous ment pas …même les locaux laissent les chevaux maîtres sur la route à 8h du matin …trop chaud !!!

De Leon à Catarina

En partant de la côte, nous nous arrêtons à LEON. Fondée en 1524, elle fut l’une des prétendantes au titre de la capitale du Nicaragua. Originellement, la ville était située sur les rives du Lago de Managua , à l’ombre du volcan Momotombo. Pendant plus de 8 décennies, les habitants y vécurent et y travaillèrent malgré la faible productivité agricole et l’activité sismique. Puis en 1610, un terrible tremblement de terre détruisit tout… Le site actuel de la ville fut choisi l’année suivante. Leon possède un passé et un histoire fortement imprégnée d’idées libérales. Rénovée assez tardivement et pas entièrement, la ville garde un attrait principal: son architecture coloniale.

La Basilica Catedral de la Asuncion, figurant sur la liste du patrimoine de l’Unesco. Cette cathédrale s’avère la plus grande de toute l’Amérique Centrale et une légende douteuse prétend qu’elle était en fait destinée à Lima (Pérou) mais que les plans furent intervertis !

Christ provenant de León Viejo
Pierre tombale de Rubén Darío, célèbre écrivain nicaraguayen, veillé par un puissant lion en deuil.

Les peintures murales et graffiti recouvrent les murs de certaines villes du Nicaragua. Principes d’éducation et de santé, allégories de vertues sociales, crédos politiques, …on rencontre un peu de tout… Ce mouvement a commencé avant 1980 mais c’est surtout sous le régime sandiniste que ce moyen d’expression a été utilisé comme méthode d’enseignement.

« Hommage aux martyrs du 23 juillet 1959 », date à laquelle la garde somoziste ouvrit le feu sur les étudiants de León.
Spécialité culinaire sur la route de Managua: quesadillas superposées entre crème fraîche, oignons et fromage !

Nous décidons de visiter le Parque Nacional de MASAYA pendant la visite du soir …

Il s’agit d’un volcan balsatique d’un type peu commun , plus ou moins en forme de bouclier, qui rassemble 5 cratères. Lors de la première visite des Espagnols en 1524, l’un deux renfermait un lac de lave, ce qui amena les Européens à soupçonner de volumineuses réserves d’or (fondu!) qu’ils tentèrent, en vain, de récupérer. La dernière éruption, qui remonte à 1772, vit des coulées s’épandre sur pas moins de 7kms. Depuis, un lac de lave s’est formé de manière plus ou moins intermittente au fond du cratère de Santiago. Le Masaya compte aujourd’hui parmi les volcans au dégazage le plus important du monde et il émet des milliers de tonnes de dioxyde de soufre chaque jour.

Depuis 2016, le lac de lave bouillonnant connaît une intense activité. Seuls 15 véhicules à la fois sont autorisés à pénétrer sur la site et la durée d’observation du gouffre est limitée à 15 minutes en raison des émanations de dioxyde de soufre qui mélangé à la salive produit de l’acide sulfurique !!!.
Pour l’instant, nous ne voyons que des fumerolles dans le cratère …
Nous montons vers la crête qui longe le cratère …
ça monte….
…et des escaliers !
Un des 5 cratères autour …
même Doudou est dans la fumée volcanique !
le soleil commence à se coucher

Les scientifiques sont intrigués par la présence des « chocoyos de cráter » , ce perroquets vivent dans la bouche du cratère. Théoriquement, les gaz émanant du volcan devraient les tuer; la vie animale est d’ailleurs fort limitée sur de kms aux alentours. Cependant, ces petits perroquets au vert éclatant que nous avons entendu et vu voler tout autour du cratère, se ont installés à même les parois du volcan ! Ils se nourrissent de feuilles et de baies et pondent chaque année un petit oeuf blanc !

Nous redescendons avant la nuit noire vers le cratère… quel spectacle saisissant …la lave en fusion est juste là sous nos yeux, dans un bruit impressionnant de magma bouillonnant …

devant le gouffre de 280 m de profondeur ..

Nous roulons vers CATARINA au bord de la LAGUNA de APOYO…. cette région est connue pour la variété de fleurs et des plantes ornementales que l’on peut y acheter …

la boucherie
et la poissonnerie !!!
Le rouge et le noir sont les couleurs des sandinistes et les lettres FSLN signifiant Frente Sandinista de Liberación Nacional
Effigie de Sandino, coiffé d’un vague sombrero…

Vue depuis le mirador de Catarina … au loin les toits de Granada, le Lago de Nicaragua et sur la droite, le fameux Volcán Mombacho.

Nous passons une jolie après-midi autour du lac sous la brise. Nous goûtons la glace locale: glace pillée grattée recouverte de sirop, de lait concentré sucré et de petits fruits non identifiés ! si on ne court pas aux toilettes aujourd’hui , c’est qu’on est un peu immunisés !

Après avoir fait le tour du lac, nous nous posons pour la nuit sur la rive de la Laguna de Apoyo qui constitue le plus grand lac de cratère du Nicaragua (43km2) avec une profondeur maximale estimée à 176m. Elle aurait été formée il y a plusieurs milliers d’années lors d’une gigantesque explosion. Ses eaux limpides et tièdes (27°C), réputées thérapeutiques grâce à leur haute teneur en minéraux, invitent à la baignade !!!

Ne jamais oublier l’hydratation au Nicaragua !!!

De Granada à la frontière

Superbement restaurée, cette ville coloniale possède une riche histoire. Les premiers habitants connus sont les Chontales, une peuplade indigène qui occupait la région au VIème siècle. Fondée en 1524 par le conquistador Fransisco Hernández de Córdoba, Granada est la plus vieille colonie espagnole du Nicaragua et l’une des toutes premières d’Amérique Centrale. Aux XVI et XVIIèmes siècles, elle fut le principal lieu de traite sur le lac et l’un des principaux centres actifs d’Amérique Centrale grâce à son accessibilité depuis l’Atlantique par le Rió San Juan. En 1655, le pirate anglais Henry Morgan l’envahit et la détruisit partiellement en l’incendiant. La ville fut prise et occupée ensuite par l’Américain William Walker en 1855. Il en fit sa base politique et militaire pendant près de 2 ans et lorsqu’il fut encerclé, plutôt que de céder la ville, il décida de l’anéantir en l’incendiant. En tout, la ville a été détruite par des pirates et des mercenaires à 4 reprises et à chaque fois relevée de ses cendres.

La Cathédrale
La croix (datant de 1900) symbolise la fin de la guerre civile qui a fait rage pendant presque tout le siècle précédent entre les forces de Granada et de León.

On produit de plus en plus de cigares au Nicaragua et certains sont connus pour être parmi les meilleurs du monde. Nous allons visiter la petite fabrique familiale Doña Elba, à l’accueil fort sympathique toutes générations confondues, où l’on peut admirer toutes les étapes de la fabrication …

découpe des feuilles
fabrication du cigare
mise sous presse
stockage dans la cave avec température et hygrométrie surveillées de près !
il faut quand même bien déguster !!!
Sur la route vers Rivas …
Nous aperçevons au loin le Volcán Conception coiffé d’un nuage et surmontant des champs de canne à sucre …

Pour des raisons de timing afin de rejoindre notre prochaine destination, nous n’irons pas sur l’île d’OMOTEPE …nous nous contenterons de la regarder depuis la rive au loin …

Le nom de Daniel Ortega est souvent simplement abrégé en Daniel
L’univers un peu particulier du passage des frontières !
pas la plus belle douane de sortie celle du Nicaragua …où il faut encore payer …

COSTA-RICA, on arrive !!!