EQUATEUR – 4

28 septembre 2019 1 Par Virginie

De Alausi à Cuenca

Nous traversons la petite ville de Colta, située dans la province du Chimborazo…

Cette église est la première église catholique de l’Equateur et date de 1534…

On observe toujours quelques remerciements à celui qui protège les voyageurs ..

Au loin, on se dit que ce BBQ-là ne ressemble pas beaucoup aux rôtisseries habituelles … et pour cause, ici on grille le cuy !!! Ce sont des cochons d’Inde géants !!! Ils sont consommés dans la cordillère des Andes, en Equateur, au Pérou et en Bolivie. L’élevage du cuy est assez simple. C’est un animal rustique et bien adapté à la vie en altitude. Ils sont souvent élevés dans des petites exploitations ou des fermes familiales. Pour la population rurale,, c’est encore un aliment courant et une source importante de protéines. On nourrit principalement ces animaux avec des déchets de cuisine, ce qui en fait un plat accessible même aux plus pauvres. Ils sont aussi servis dans les restaurants.

Ici, le travail est rude …et il n’y a pas d’âge …
Les champs sont recouverts de parcelles de couleurs différentes …
On n’a rien inventé avec l’écharpe de portage !!!
Pas facile de faire sécher le linge en altitude !

Le village d’Alausi est situé à environ 60 km au sud de Riobamba et est entouré de magnifiques montagnes …

les couleurs chatoyantes des étals des boutiques …
le chapeau traditionnel porté par les femmes et les hommes

On décide de faire un tour au marché local avant notre excursion …

les fruits et légumes
tête de taureau !!!
qui n’en veut …encore des têtes … cochon ou mouton ???
Bon ….il faut faire avec …on aime la tauromachie à Alausi …
Nous, on a trouvé une valeur refuge … la coco !!!

L’histoire du train en Equateur remonte à un peu plus de 200 ans mais son avenir reste très incertain en raison du vieillissement des infrastructures, des inondations et des séismes qui menacent l’ensemble du réseau, et des éboulements fréquents en altitude qui risquent d’obstruer les voies. A l’origine, on voulait relier la Sierra à la Costa afin de pouvoir acheminer des marchandises d’un point à l’autre.

Cette liaison ferroviaire fut inaugurée au début du XXème siècle, en 1908, mais le service fut interrompu à la suite de nombreuses averses qui inondèrent la région en 1983. Pour le grand plaisir des voyageurs, la ligne fut restaurée au début des années 1990 amis à nouveau sévèrement endommagée en 1996-1997 puis en partie réparée.

Curieux de sensations fortes, on vient admirer le spectacle grandiose qui s’offre sous nos yeux …

Le train circule au bord des précipices, le long des parois abruptes des montagnes et descendant sur les flancs des Andes.

Le point culminant du voyage est sans conteste le cul-de-sac dans lequel le train s’engage, puis s’arrête , avant de repartir en sens inverse, effectuent de la sorte un virage en épingle à cheveux très serré …appelé « Nariz del Diablo » !!!

Dans la petite gare en fond de vallée, nous sommes conviés à des danses traditionnelles, à des explications sur leur alimentation, leur habitat … Les jeunes gens qui participent à ces explications viennent d’un petit village dans la montagne situé à 2 heures de marche !!!

Pas certain que tout le monde apprécie vraiment !!!
Tenue traditionnelle et uniformes d’école …

Après quelques sueurs pour sortir de la ville avec le CC, nous continuons notre route vers le sud …

Ici, il pend un cochon à chaque boutique …

On se dit qu’il faut tout goûter …comme d’habitude … mais on n’a pas été séduits !!! Très sec …si tu as besoin d’avoir l’estomac bien rempli, c’est le bon plat !!! Amateurs de légumes verts, passez votre chemin … 😉

Le sud de l’Equateur est caractérisé par des volcans moins hauts et moins larges que le centre du pays …

Ici, Cuenca la belle ville coloniale du sud …

On raconte qu’une des raisons principales qui incita les Incas à étendre leur empire jusqu’en Equateur fut la fertilité des terres équatoriennes. Leur arrivée dans la région les mit en conflit avec les farouches Cañaris. Une fois ce peuple soumis, le monarque Túpac Yupanqui décida de fonder une cité inca sur l’emplacement de l’actuelle Cuenca, qui jadis se prénommait Tomebamba, signifiant « une plaine aussi vaste que le ciel ».

Les Cañaris trouveront plus tard avec l’arrivée des conquistadors un moyen de se venger de l’occupation inca et aideront les Espagnols pendant la colonisation. La ville de Santa Ana de los Cuantró Rios de Cuenca fut officiellement fondée en 1557 par l’Espagnol Gil Ramírez Dávalos sur les fondations de l’ancienne ville inca. Arrosée par 4 rivières, Cuenca, capitale de la province d’Azuay, est la 3ème ville en importance de l’Equateur avec ses 330 000 habitants.

A 2 500m d’altitude, il y règne un climat printanier toute l’année.
On a trouvé un coin de ou se poser en ville …près d’un bar qui fait de bons cocktails !!!
Près du Rio Tomebamba

Le musée Pumapango est un centre d’anthropologie, d’archéologie, d’ethnographie, d’art avec un accès libre et ouvert à la connaissance des cultures et des êtres humains qui habitent la zone équatorienne.

Exposition des scènes de vie indigène

Une partie du Museo consacre des expositions permanentes: « Tsantsas: mythe, tradition rituelle », « Spiritualités et rituels » et « La vision du monde du chaman ».

AMES SENSIBLES…ATTENTION !!!

La réduction des têtes humaines (Tsantsa) est une pratique unique aux Indiens Shuars de l’Equateur et du Pérou. En Equateur, la chasse aux têtes et leurs réduction étaient plus courantes dans les jungles et forêts de l’Est de Cuenca et dans les jungles des hautes terres de la région amazonienne. Jusque dans les années 50, plusieurs vendeurs de rues proposaient des têtes réduites principalement aux touristes.

Après avoir décapité l’adversaire, pratiquer une incision au-dessus de la nuque. Dépouiller la tête de sa peau et jeter os, dents et yeux. Mettre alors la peau à bouillir avec des plantes, afin qu’elle durcisse et devienne plus résistante. Puis on introduit des galets et du sable brûlant pour la faire rétrécir. Quand elle est assez sèche, on la suspend dans la fumée du foyer de la cuisine; le tête diminue progressivement de volume. Le résultat définitif est obtenu au bout de 3 à 4 mois. Une fois qu’elle a atteint la taille d’une orange, il faut la remplir de feuillages puis coudre les paupières, les narines et la bouche avec un lien de palme pour enfermer l’esprit du mort (muisak). La peau racornie et teinte en noir afin de plonger l’esprit du défunt dans l’obscurité. Le processus de réduction de la tête s’achève par une fête rituelle et elle était porté par le guerrier autour de son cou en guise de trophée.

La réduction des têtes est faite pour apaiser les esprits des ancêtres tués à la guerre. Les guerriers Shuars croyaient que le rituel de la tête qui se rétrécissait paralysait l’esprit de leur ennemi et l’empêchait de se venger, et faisait passer la force de la victime sur le guerrier.

On pense que la pratique de la réduction des têtes a pris fin dans les années 60 !?

Parc archéologique des vestiges incas

Environ 300 espèces végétales originaires de la Cordillère des Andes sont exposées naturellement, rapprochant les visiteurs de la vision du monde des cultures préhispaniques et de leurs relations avec la nature.

Les Equatoriens parlent avec un accent différent selon la ville ou la région qu’ils habitent et la différence est encore plus frappante ici … Les Cuencanos sont en effet reconnus , un peu à l’image des Marseillais en France, comme des gens qui chantent en parlant !

La Catedral de la Nueva Conceptión ou Nueva Catedral constitue l’emblème même de la ville. Cet édifice de style néogothique fait de marbre rose, construit à partir de 1880 et jamais achevée domine en grande partie le parc de ses proportions gigantesques. Selon les annales de l’histoire, une erreur de calcul dans les plans initiaux aurait donné un résultat étonnant: les cloches que l’on devait installer à l’intérieur des tours reposaient autrefois à l’entrée de la cathédrale, car ces tours n’auraient pas été suffisamment solides pour supporter leurs poids.

L’intérieur, composé de 3 nefs, est orné d’une série d’arcatures soutenues par des colonnes en marbre d’Italie.

Parque Abdón Calderón

La Catedral El Sagrario ou Vieja Catedral, construite à l’époque de la construction de la ville. Outre sa vocation religieuse, elle joua un rôle non négligeable dans l’histoire du pays. Ainsi lors du passage de la mission scientifique géodésique française, le sommet de l’église servit de point de repère afin de pouvoir calculer l’aplanissement de la Terre.

Le soir venu, il arrive que ses gigantesques dômes bleus s’illuminent, offrant ainsi un spectacle d’une beauté irréelle.

Ça c’est le prix du diesel : 1,037 $ mais le galon ! On vous fait le calcul … cela fait 0,28 ct $ le litre !!!! Ça donne envie de faire des kilomètres ….

De Macará à la frontière

Les paysages au sud de Cuenca s’enchaînent …

Le maïs est partout …pas que dans l’assiette !!!
Dans cette région, les populations semblent plus démunies …
Nous avons trouvé de délicieuses galettes (au maïs bien sûr) fourrées au fromage sur un bord de route …

Nous quittons l’Equateur …. pays très varié qui nous a réservé de belles surprises et rencontres tout au long de la route et des étapes à côté … et il y a encore tant de choses à y découvrir …