EQUATEUR – 2

20 septembre 2019 2 Par Virginie

Galapagos

Destination mythique, rêve lointain pour l’amoureux des animaux, participation au départ de Victor de l’hôpital … comment ne pas céder aux sirènes de ces îles qui n’auront jamais été si proches de nous ???

Situées à environ 1 000km de l’Equateur, en plein Océan Pacifique, l’archipel des Galapagos est constitué de 19 îles, 42 îlots et des milliers de récifs qui totalisent une superficie de 8 000km2. 14 de ces îles sont les sommets d’un ensemble volcanique très actif, un fossé de 3 000m de profondeur sépare les petites îles du nord. Cet archipel de 320km de large est purement océanique sans liaison avec le continent latino-américain.

97% de la surface totale des îles appartiennent au Parc National des Galapagos. La population totale des îles (sur 4 îles seulement) est d’environ 16 000 habitants.

Bien que des expéditions affirment avoir trouvé des restes de campements humains anciens, les îles Galapagos étaient inhabitées à l’époque où elles furent explorées par les Espagnols en 1535. Au cours de XVII et XVIII siècles, l’archipel devint un lieu de rendez-vous pour les pirates et les boucaniers.

L’Equateur a officiellement annexé l’archipel des Galapagos en 1832. Environ un siècle plus tard, l’archipel était habité par quelques colons et ont été utilisées en tant que colonies pénitentiaires, qui furent fermées en 1959.

L’archipel est officiellement devenu un Parc National en 1959 et c’est le premier site à avoir été classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1978.

Nous arrivons à San Cristobal, première étape de notre séjour aux Galapagos …

notre hôtel

Nous avons envie d’aller à Playa Mann … nous marchons un quart d’heure et quelle surprise pour nous … il y a plus d’otaries sur le sable que de baigneurs !!!

on est impressionnés !
tout ce monde habite à la plage !
on trouve vite un copain …
on fête cette belle destination !

Nous partons le lendemain avec une jeune agence locale afin de vivre le Tour 360°…

C’est parti avec Christian notre guide pour la journée ….
Il faut affronter le mal de mer …
à l’approche du premier lieu de snorkeling !
les fous à pieds rouges …

Le fou à pieds rouges ne se confond pas facilement avec d’autres espèces de fous grâce à ses grands pieds pourpres ! Il niche en colonies dans les arbres contrairement aux autres espèces qui nichent sur le sol. Il a tendance à se nourrir dans les eaux en bordure de l’archipel une partie de la nuit …

VOICI L’ILLUSTRATION DE NOTRE BAIGNADE …

https://www.youtube.com/watch?v=RAgTCQKCvQM

Après une traversée à pieds et en combinaison qui donne un peu chaud, nous plongeons dans le bassin …l’eau est froide (18°C) mais quelle surprise de taille …à peine quelques minutes et surgit alors une énorme tortue d’environ 150 ans !! puis vient ensuite un requin à pointes noires en dessous de nous !!! C’est quand même impressionnés que nous remontons à bord …

Félix observe les oiseaux …
Malgré notre canne professionnelle, nous serons bredouilles !!!
Arrivée à Bahia Rosa Blanca …
On fait la photo ….mais on respecte les distances imposées …
Christian nous explique l’anatomie des tortues lors de la découverte sur la plage d’un squelette ….

Pinson des Galapagos

Le long des falaises volent les fous à pattes bleues ! Plus de 50% de la population mondiale des fous à pieds bleus vit aux Galapagos. Il peut paraître assez comique sur terre car il s’agit d’un oiseau marin. Sur la terre ferme, sa démarche est maladroite d’où son nom anglais de « boobie » qui est dérivé du mot espagnol « bobo » signifiant idiot ou clown ! C’est certainement au cours de sa fameuse danse nuptiale qu’il paraît le plus farfelu. Les femelles étant attirés par les mâles avec les pieds les plus bleus (mieux il est nourri, plus les pieds sont bleus), les mâles défilent autour du nid qu’ils ont choisi, levant exagérément les pieds en l’air, les exposant fièrement. La pigmentation bleue provient des poissons qu’ils mangent !!!

Le célèbre León Dormido … célèbre rocher volcanique au large de San Cristobal …

Nous vous laissons apprécier les images sous-marines où nous avons pu observer dans la faille et dans une eau assez « fraîche » (16°C) … tortues, requins Tintorenas (à pointes blanches), requins à pointes noires (!), requins-marteaux, …

EN VIDEO DANS LA FAILLE !!!!

https://www.youtube.com/watch?v=2wpKSg8abX4

Il y a au moins 9 espèces de requins endémiques aux Galapagos !

Merci Christian et l’agence Eco Challenger Galapagos !!!

Nous rentrons après avoir passé une journée magnifique autour de San Cristobal !!!

Ici ce sont les otaries qui sont SDF !!!
Visite du Centre Scientifique à visée éducative de San Cristobal …

Début de la balade sur le Cerro Tijeretas …

frégate en vol

Les frégates passent la majeure partie de leur temps à chasser pour se nourrir; leur alimentation étant principalement composée de calamars, poissons, méduses et crabes. Ils volent volontiers la nourriture dans le bec d’autres oiseaux, en particulier aux fous à pieds bleus. Elégantes en vol, les frégates ne marchent pas très bien et ne savent pas nager !

Les Galapagos abritent le seul lézard de mer au monde, l’iguane de mer. Ce reptile emblématique ne se trouve nulle part ailleurs et il est composé de 6 sous-espèces, chacune vivant sur une île différente. Sur terre, les iguanes semblent presque maladroits car ils se déplacent lentement autour des rivages rocheux, mais dans l’eau ils se transforment en nageurs élégants et puissants. Leur régime alimentaire sont des algues, riches en nutriments qui poussent sur les roches volcaniques autour des rivages des Galapagos. Tous les iguanes marins sont plus ou moins de couleur noire sur toutes les îles mais changent de couleur pendant la saison des amours. Un mécanisme biologique fascinant que les iguanes marins ont développé est leur façon de se débarrasser de l’excès de sel qui s’accumule dans leur corps dû à leur régime alimentaire d’algues marines: ils filtrent le sel par les vaisseaux sanguins qui passent par leur nez. Cela les amène à éternuer le sel à intervalles réguliers !

au mirador

Fin de la balade sur Playa Carola ….

L’otarie des Galapagos est très commune tout autour des îles et on estime à 50 000 le nombre de spécimens dans les îles. Elles vivent dans de grandes colonies et s’installent souvent sur des étendues entières de plage sablonneuse où elles peuvent se prélasser, grogner, se disputer, roupiller, en somme, accaparer le territoire ! Les mâles sont d’une taille impressionnante (ils peuvent mesurer jusqu’à 2m40 et peser 400kg). La saison des amours se déroule de mai à décembre. Pendant cette période, les mâles devient très territoriaux et les combats sont fréquents. Chaque colonie au sein des Galapagos donne naissance à ses petits à des moments légèrement différentes, échelonnant ainsi les nouveaux arrivants dans l’archipel et contribuant à leur survie en réduisant la surpêche des adultes pour nourrir les petits affamés !

Nous quittons l’île de San Cristobal …pour l’île de Santa Cruz, plus peuplée mais qui sera seulement une halte d’une nuit … et d’un bon dîner avec la famille « Et pendant ce temps … » ; nous nous sommes régalés en compagnie de Sophie, Nicolas et Alexandre …

Départ pour l’île d’Isabela ….2h30 de traversée très agitée et houleuse…il y a d’emblée un sac plastique installé devant chaque siège !!!!

et voilà le comité d’accueil !
on s’est fait plaisir….une chambre près de la mer !
l’école à la plage …

Balade vers le Centro de Crianzas …

Le flamant des Galapagos est la seule espèce de flamant dans l’archipel. La population actuelle est estimée à environ 450 spécimens. Ils construisent des nids de boue dans les lagunes d’eau salée où ils vivent, se reproduisent et se nourrissent.

attention aux mancenilliers !

C’est le centre de préservation et de reproduction des tortues géantes d’Isabela, population des volcans Cerro Azul et Sierre Negra … elles ont longtemps été décimés pour la consommation de leur chair …

Animal le plus emblématique de la faune sauvage des Galapagos, la tortue géante est unique et probablement l’une des plus connues des espèces endémiques de l’archipel. Elle a durée moyenne de vie de 100 ans et les mâles peuvent peser plus de 230kg. On pense que toutes les sous-espèces sont des descendants d’une femelle enceinte ou d’un couple reproducteur unique qui a été emporté et dérivé par les courants. Les tortues flottent naturellement et peuvent survivre pendant plusieurs mois sans nourriture ni eau, dérivant à la merci des vents, des vagues et des courants. Les tortues ont alors pu atteindre leur taille grâce à leur isolement et en l’absence de prédateurs naturels. Ces doux géants ont trouvé l’endroit parfait pour évoluer par accident !

Le lézard de lave des Galapagos mesure en moyenne 25cm et change de couleur si il se sent menacé ou si la température change soudainement. Ils sont cannibales et se mangent entre eux assez souvent !!!

Bien que les pinsons de Darwin soient célèbres pour avoir influencer les premières pensées de Charles Darwin sur la sélection naturelle, c’est en fait son étude des oiseaux moqueurs des Galapagos qui a eu la plus grande influence sur son travail. Comme son nom l’indique, l’oiseau moqueur des Galapagos imite (ou « se moque ») différents appels et sons émis par d’autres espèces. Ils nichent dans les arbres ou les cactus mais passent beaucoup de temps au sol. Ce petit oiseau intrépide et parfois agressif est un charognard intelligent, et on l’a même vu se nourrir du sang d’oiseaux marins blessés…le vampire des îles Galapagos !!! Et on peut voir souvent des moqueurs chevaucher des iguanes !!!

Le charmant Héron des Galapagos s’y trouve exclusivement. C’est souvent un oiseau difficile à repérer car les adultes ont de plumes grises uniformes qui leur permettent de se camoufler parmi les roches de lave où ils vivent et chassent. Leurs pattes deviennent orange intense pendant la période de reproduction. Ils chassent parfois les crabes rouges.

Gallinule (poule d’eau)

Connus des écoliers du monde entier étudiant l’évolution, les petits changements de cette espèce de pinson ont aidés Darwin à commencer à formuler sa théorie sur la sélection naturelle. Souvent appelé le pinson de Darwin, il y a 17 espèces de pinson sur l’archipel de tailles variées allant de 10 à 20 cm. La caractéristique clé qui différencie chaque espèce est la forme et la taille du bec, chacune d’entre elles s’étant spécialisée dans un type de nourriture différent, allant des noix et des graines aux insectes en passant par la pulpe de cactus ! Cependant, l’avenir de l’espèce suscite certaines inquiétudes. Les pinsons sont actuellement menacés par une mouche parasite introduite …

On part pour une balade en kayak …dans la baie…avec une étape snorkling …on verra essentiellement des crabes noirs, bleus ou rouges variant selon leur maturité et leur besoin de camouflage,

Départ pour la rando à vélo jusqu’au Muro de la Lacrimas ….

pas facile de pédaler dans le sable …
surprise au détour sur la route …

Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, le gouvernement équatorien établit une énième colonie pénitentiaire. En 1946, 300 prisonniers y furent transférés et on leur imposa de construire un mur de pierre en guise de punition…un mur ne servant strictement à rien… Les prisonniers devaient marcher de longues distances pour aller chercher des pierres et les ramener à l’endroit où se construisait le mur. Des milliers de prisonniers y laissèrent leur vie. En 1958, ils se révoltèrent; les gardes furent tués et un grand nombre de prisonniers aussi. La colonie fut fermée l’année suivante.

Ici figure le souvenir de la cruauté … une légende locale raconte que des cris étranges en émanent …d’où son nom « Le Mur des Larmes »…

le mur mesure environ 25 mètres

Il y a de nombreux lieux de pause sur le chemin … dont la Playa del Amor…

Dur le retour pour Félix !!! on finira de nuit avec la barrière fermée !!!
on se remet de cette journée chargée en émotions devant une bière locale et un jus de mangue frais !

Nous allons visiter l’école Jacinto Gordillo …

Comme dans de nombreux pays d’Amérique du Sud, l’uniforme est de rigueur à l’école publique. Ici, les enfants vont en cours soit le matin pour le Primaire de 3 à 10 ans (06h50-12h30) soit l’après-midi pour le Colegio de 11 à 18 ans (12h50-18h10).

Un grand merci à Deivi Oliveros, professeur à l’école Gordillo, pour son accueil, son enthousiasme et son sourire …

Ici dans la cour, le sol est en cailloux volcaniques !!!
A cette époque aux Galapagos, le temps est parfois à la pluie et souvent frais … comme l’eau…mais il y moins de monde !!!

Excursion au Volcán Sierra Niegra ….la majeure partie de l’île Isabela est protégée et interdite d’accès … seuls quelques sites volcaniques sont accessibles à la randonnée …

départ de bonne humeur dans la brume et la fraîcheur
les végétaux et arbres jalonnent le chemin
on peut déguster une goyave 100% bio sur le chemin !!!

La Sierra Negra est un large volcan bouclier culminant à 1124m d’altitude et est entouré par les volcans Alcedo et Azul. Le cratère (caldeira) a une largeur supérieure à 9 km et est le deuxième plus grand au monde …

séances d’explications avec la guide …

C’est l’un des volcans les plus actifs des îles Galapagos et la dernière éruption a eu lieu en juin 2018.

on voit jusqu’à l’île Fernandina …

Changement de décor : c’est maintenant l’ascension dans un décor terriblement différent dans la roche volcanique basaltique où se côtoient tunnels, excavations, sommets dans une palette de couleurs métalliques …

la végétation est rare
retour à Puerto Villamil

La randonnée au volcan aura eu raison d’une chute sur la lave…un peu de bobos …mais cela aurait pu être pire !!!

la faune locale n’est pas toujours agréable ni accueillante !
En tenue pour un skorling rafraîchissant !

Comme cela nous manquait un peu (!), un autre tour de bateau pour rejoindre à nouveau l’île de Santa Cruz …

requin à pointes noires

Il existe 4 espèces de raies que l’on trouve communément des eaux de l’archipel. Ci-dessus nagent les raies pastenague qui sont fréquentes dans les zones peu profondes des plages et dans les profondeurs sableuses. Ces raies grises ont une longue et étroite queue se terminant par un dard venimeux. Leur taille et leur forme varie beaucoup, et certaines peuvent atteindre une envergure de 1m50. Leur venin est si toxique que même la queue d’une raie morte peut tuer un humain !

Les iguanes marins ne sont pas des animaux sociaux, mais ils sont très tolérants les uns envers les autres. Ils se regroupent souvent pour se réchauffer pendant les nuits froides. Pendant la journée, ils sont très actifs et on peut les voir se prélasser au soleil avant de partie nager. Lorsque ces animaux à sang froid plongent dans l’eau, ils ralentissent leur rythme cardiaque jusqu’à 50% pour conserver leur énergie et se nourrir le plus longtemps possible avant de retourner sur les roches chaudes et se réchauffer à nouveau.

Visite du Centre Charles Darwin
Arbre cactus géant
le corps empaillé de « George »

Dernier de son espèce, mort en 2012 de vieillesse à l’âge de 90 ans, George est l’animal le plus emblématique des Galapagos. L’habitat naturel de cette tortue terrestre de l’espèce Chelonoidis abigdoni, aujourd’hui disparue, était l’île de Pinta de l’archipel située à 1000km des côtes équatoriennes. Il avait vécu ces 40 dernières années dans les installations du Parc National et était devenu un symbole de la conservation d’une espèce décimée par les pirates et les boucaniers qui ont écumé l’archipel dès le 18ème siècle. Surnommé « George le solitaire », pour son refus de s’accoupler avec des femelles d’autres sous-espèces…il était donc le dernier de son espèce !

On ne s’est pas fait priés pour en manger encore !
…et pour finir en beauté !

Nous prenons un taxi qui nous emmène tout au nord … vers la presque-île de Baltra …puis le bateau qui traverse en 1 minute vers la piste de l’aéroport puis le bus vers le terminal …tout cela est bien organisé $$$ !

Vol retour vers Quito ….des images pleines d’animaux et de lieux hors du commun dans les yeux …

On retrouve notre maison …

On n’a pas pu s’empêcher … voici un dernier florilège des Galapagos …

Flamant rose
Grand Héron
Frégate
Pélican
Grand Héron
Pinson
Iguane marin
Lézard de lave
Crabe rouge
Le Félix !