De El Ceibo à Livingston (Guatemala)

14 avril 2019 6 Par Virginie

En route vers El Ceibo, la ville-frontière au nord entre le Mexique et le Guatemala…

Nous faisons une halte un peu avant la frontière chez un soudure trouvé en bord de route afin de faire fixer la porte du groupe électrogène qui décide assez régulièrement de ne pas prendre la même route que nous….1h30 de boulot après, on repart !…merci à l’atelier de José qui a immédiatement accepté un samedi à midi !

Les métiers en bord de route: ramassage des fruits du palmier, confection de tortillas, boucherie (!) …

Nous ne savons pas encore à ce jour l’identité de la victime !
Arrivée à la frontière …
un des bureaux …
Fumigation obligatoire (!) du véhicule après vérification de l’absence d fruits, végétaux et viande à bord …
…entre les 2 frontières…

Nous passerons la nuit dans ce no-man’s land car trop tard pour rallier Flores avant la nuit… drôle d’ambiance dans ce corridor … 😉

Bienvenue au Guatemala !
Arrivée à FLORES où nous ferons très rapidement un tour en ville…
Nous nous posons vite à EL REMATE au bord du lac…
… nous attendrons 2 jours de pluie pour partir à Tikal
On s’offre un petit-déjeuner !
Ecole au bord de l’eau…
Ici au Guatemala, les chevaux jouent au basket !
Araçari à collier
Toucan à carène
Régime de bananes et sa fleur
Singe-araignée qui déguste une mangue verte
un coati (ou pizote)
Dindon ocelle

Nous avons choisi de découvrir TIKAL au lever du soleil…et cela se mérite…

Lever à 03H30, RdV avec le guide (Tonio, guatémaltèque qui parle français et est guide depuis 31 ans à Tikal, imite les cris d’animaux et connait une grande variété de la flore) et marche d’environ 3,5 kms avant d’atteindre la Pyramide IV tout au fond du site de Tikal…nous vous laissons imaginer l’étrangeté de marcher dans le noir total au milieu de ces constructions impressionnantes…mystérieux et un peu effrayant aussi !

Vue du sommet du Temple IV ou du Serpent Bicéphale (66m de haut)…
…le soleil apparaît…
MAGIQUE !!!!
… il y en a qui ont eu du mal à résister à un lever très matinal, une marche de nuit et 196 marches puis une vue magique dans un silence méditatif !
Au fond le Temple du Grand Jaguar
.. et puis il faut redescendre …

L’histoire de Tikal commence certainement aux environs de 700 av JC. Une petite communauté élut domicile sur les lieux du site et est probablement à l’origine des premières constructions de El Mundo Perdido. De 300 av JC à 250 ap JC, les constructions se multiplient. La Plaza Mayor est choisie pour être le centre cérémoniel (importance énorme des cérémonies, de la religion et de la cosmologie). A partir de 700, le règne du Seigneur Chocolat (Ah Cacao) et ses successeurs relance de vastes programmes d’embellissement de la cité. Puis le déclin s’amorça à partir du IXème s. et la cité fut tout simplement abandonnée comme la plupart des autres cités-Etats de l’actuelle région du Péten.

Ce n’est qu’au milieu du XIXème s. que la cité fut redécouverte par le tout jeune Etat guatémaltèque, guidé par les Indiens du Péten pour qui cette mystérieuse cité faisait partie des légendes populaires. Une étude sérieuse du site ne commença qu’en 1878 par le suisse Bernoulli. Les découvertes ont été rapatriées en catimini dans un musée de Bâle…que le Guatemela tente de récupérer à ce jour sans succès …

Le Motmot à sourcils bleus : un cousin du Quetzal 😉

Le complexe monumental El Mundo Perdido est le plus ancien de Tikal (probablement au pré-classique vers 700). Les marches irrégulières semblent faites pour des géants alors que l’on sait que les Mayas ne dépassaient pas 1m60…

La Pyramide du complexe El Mundo Perdido
Attention termitière !
Glyphe symbolisant les 5 éléments (feu,terre,air,eau et sang) selon le rite maya
Le Templo IV a été érigé en 741 par le roi Caan Chac, fils et successeur d’Ah Cacao
Le Templo IV vu depuis le Temple d’observation astronomique
La sculpture du masque du roi Chocolat (des figures ont été mises à jour longtemps après car en fait derrière les épais murs de la construction)
Le nouveau roi de Tikal sur le trône !
Templo de Las Máscaras
Arbre de vie maya (ceiba)
Geai enfumé !
dur, dur le retour de Tikal !
Halte à POPTÚN …petit havre de paix…rempli d’animaux…
Regardez bien la première branche horizontale vers le milieu…il y a une énorme cigale…qui faisait un bruit sidérant …
Scarabée rhinocéros…ça fait bien longtemps qu’on n’en pas vu en France !
Un mabouya (gecko) qui s’est invité dans le camping-car !
Orchidées sauvages…pour Mamée
Et parfois même les tiques viennent sans invitation… Victor a une fesse à surveiller !
Sur la route vers RIO DULCE
Les hommes portent presque tous une machette avec ou sans fourreau qu’ils utilisent dans de nombreuses activités quotidiennes..
Les hamacs sont maîtres ici…
Passage sur le pont …
.. .la RAM Marina en vue

Pour aller chercher du matériel de bricolage pour Ti’kaz en nou (beaucoup de similitudes avec le matériel nautique) et quelques courses à Rio Dulce dans une ville très bruyante où les boutiques s’alignent le long de l’artère principale sans trottoir et dans une circulation très dense …

Bien sûr…on n’était pas en camping-car !!!

Nous prenons un bateau afin de nous rendre à LIVINGSTON…pas de route !

El Castillo de San Felipe, château-forteresse construit par les Espagnols en 1651 permettant de contrôler le passage du Rio Dulce vers le lac Izabal. Il tombe entre les mains des pirates en 1685.
La traversée dure 1H30 jusqu’à l’embouchure …
Les enfants des villages sur le bord de la rivière vendent leurs objets à bord de pirogues
…au milieu de nénuphars..
La végétation est luxuriante.
Arrivée au port de Livingston

Nous nous faisons rapidement accoster par Filip…qui a vite repéré Victor…

En effet, Livingston a une histoire particulière…c’est l’une des curiosités du Guatemala avec sa population noire ou garifuna, issue de métissage des derniers Indiens Caraïbes et des esclaves ayant fui l’enfer des plantations. Les Garinagu (pluriel de garifuna) seraient arrivés il y a plus de 200 ans en Amérique Centrale, après une longue odyssée qui débuta en Afrique et passa par les Antilles.Ceux qui survécurent à cette déportation s’installèrent sur les côtes caribéennes du Honduras et Guatemala.

Petit garçon Garinafu

Aujourd’hui, la majorité de la population est indienne q’eqchi : elle a investi la partie basse de la ville et la quasi-totalité des commerces; la petite communauté garifuna ne constituant qu’une part minoritaire des habitants, laissés à l’abandon…

L’école des Garifundas est en cours de construction (au fond, toit vert foncé)
comme au pays créole…
séance remise en état des locks !
en face, l’Océan Atlantique…
impossible de ne pas goûter à la baie d’Amatique !
Retour au port le long de la rue commerçante maya…
Retour à Rio Dulce