COSTA RICA

8 juin 2019 4 Par Virginie

Nous y voilà …. dans ce pays nommé Costa-Rica, rempli de nos envies de faune et de flore …et d’un visite très attendue ! Chut….surprise…

1- De Peñas Blancas à Playa Soley

Nous passons la frontière et nous nous arrêtons peu de temps près de La Cruz… Ce campement est un havre de paix ; il y a des singes qui traversent au-dessus de nos têtes matin et soir (et lancent même parfois des mangues !) , des paresseux, oiseaux, papillons …et tant d’autres espèces…

Les propriétaires nous ont recommandé de ne pas nous baigner …bon conseil !!!

…nous tenterons seulement la pêche..!!!

Les

singe-écureuil (mono titi)
singe-hurleur
les paresseux
… les heureux !

sur la route, au hasard des chemins de perdition …

Nous cherchons un endroit pour la nuit au bord de l’eau… eh bien, voilà une occasion d’essayer les plaques de désensablage… 3 essais et c’est parti !

Playa Soley
on profite une journée de plus finalement …
nous ne sommes pas seuls à la plage !!!
on ne pouvait pas rater un tel coucher de soleil !

2- De Liberia à Sardinal

Nous prenons la route vers Liberia …où se trouve la station de bus qui, à la plus grande joie de nous tous, nous amène Marraine et Tonton !!!

Nous avons trouvé un endroit afin de fêter dignement nos retrouvailles et de profiter de toutes les victuailles et les cadeaux que l’on nous a ramenés dans les valises ! Merci à tous nos bienfaiteurs 😉

préparation du ti’punch

3 – De Curubandé à Bijagua

En route !
le petit pont qui mène au camp…un peu serré !

Visite du Parque Nacional Rincón de la Vieja …

début du sentier de Las Pailas
singe-araignée
émanation de vapeur de soufre, fer et cuivre permettant un relâchement constant de la pression interne
bassin de boue bouillonnante (chaudron=paila)
fumeroles

Le nom du parc Rincón de la Vieja (le coin de la vieille) tire son origine d’une légende autochtone. Ainsi il y a très longtemps, la fille du grand chef Curubandé, la princesse Curubandá, tomba amoureuse du prince Mixcoac, chef d’une tribu ennemie des environs. Mis au courant de cette liaison dangereuse, Curubandé fit capturer le prince Mixcoac, pour l’emmener sur le champ au sommet du volcan. Le pauvre Mixcoac fut projeté sans autre forme de procès au fond du cratère. Curubancá éprouva tant de peine et de douleur qu’elle en perdit la raison. Depuis ce jour, on raconte qu’elle s’est installée au sommet du terrible volcan pour y vivre près de son amoureux sacrifié à jamais disparu. De cette tragique histoire d’amour naquit un bébé. La princesse éperdue, désirant que son enfant vive auprès de son père, le lança dans la bouche du cratère comme une ultime offrande à l’être aimé. La légende raconte également que Curubandá devint, au fil de ces années d’isolement, une grande guérisseuse grâce aux plantes, aux boues et aux cendres volcaniques. Ainsi, lorsque les gens grimpaient sur le flanc du volcan afin de consulter la curendera (guérisseuse), ils disaient « Voy para el rincón de la vieja » (« je vais vers le coin de la vieille »).

Direction Bijagua …on y mange du tilapia !

Apéro avec guacamole maison … et premier pain maison !

4 – Du Tenorio à Brasilito

En route pour le Parque Nacional Volcán Tenorio… qui n’est pas entré en activité depuis 900 ans !

agouti

En route pour la Caratera del Rio Celeste..qui affiche de magnifiques eaux turquoises dues à la rencontre d’un fleuve et d’un autre cours d’eau en amont; l’un riche en soufre et aluminium, l’autre en cuivre et carbonate de calcium.

sources d’eau chaude
le point de rencontre des 2 eaux appelé teñideros …phénomène physico-chimique rare !

En route vers la côte Pacifique …

Arrêt à Brasilito…

On se régale de poissons préparés par Max … et les plus audacieux se baignent et font du bodyboard !

5 – De Junquillal à Sámara

Comme le temps n’est pas avec nous, nous tentons de descendre voir si il est plus clément …

erreur….les pluies sont diluviennes pendant la nuit et les plaques seront d’un grand secours pour s’extraire !

on recharge les batteries sur la route !

on y croit toujours …alors on pousse jusqu’à Sámara…ce sera peine perdue…il y a une énorme dépression au-dessus de tout le Costa-Rica…perturbation qui normalement existe en octobre-novembre …pas de chance !

alors on reprend la route, on change notre objectif (on abandonne la mer !) … et on garde le sourire !!!

6 – De Turin à Monteverde

Nous prenons donc le chemin de la région de Monteverde…et ce n’est pas un moindre mot ! Région composée de vastes forêts, de grands vallons et de luxuriantes montagnes …la route en lacet est une expérience en soi…

On propose dans la région des activités liées à la canopée …

Parcours de tyroliennes à travers une végétation époustouflante …jusqu’à plus d’un kilomètre de câble pour certaines portions !

les hommes volants !

..puis nous marchons sur le « Skywalker », parcours en forêt tropicale humide (on vous le confirme!)…sur 2 km agrémenté de 6 ponts suspendus à une quarantaine de mètres du sol, chacun mesurant environ 1m de large et 100 m de long …où chaque arbre est décoré de lianes, de fleurs et de plantes épiphytes …

la fleur rouge-baiser du Costa-Rica (psychotria elata)

Nous nous offrons un bungalow pour la nuit …histoire de pouvoir faire un étendoir géant de Ti’caz an nou (le radiateur est un élément inexistant dans les habitations d’Amérique Centrale !) …et de nous réchauffer aussi !

La région de Monteverde fut, durant des siècles, un territoire extrêmement sauvage et reculé où à peine quelques familles vivaient dans de petites fermes. Mais, en 1951, la région vit arriver 44 personnes déterminées à y vivre en harmonie avec la nature. Ce groupe était constitué de 11 familles de Quakers qui avaient fui les USA au début des années 50. Dans leur Alabama natal, ces pacifistes étaient jetés en prison car ils refusaient d’effectuer leur service militaire. Ces Quakers élurent domicile au Costa-Rica, car ce pays ne possédait pas d’armée et présentait un climat politique stable. Mais pour être certains de pouvoir vivre selon leurs principes, les Quakers décidèrent d’acheter des terres dans le région de Monteverde, où aucune route ne menait à l’époque mais seulement un petit chemin pouvait laisser passer chevaux et charrettes.

Aujourd’hui, ce l’on nomme Monteverde comprend un village, Santa Elena, un regroupement de fermes éparpillées appelé Monteverde, même situé dans les environs de la réserve et appartenant encore en grande partie aux Quakers, ainsi que la zone se trouvant entre les deux, le Cerro Plano.

Vu le va-et-vient perpétuel de touristes qui se déplacent à pied, à vélo, à cheval ou en voiture, il est aisé de comprendre pourquoi les résidents de la région s’opposent à ce que la route, qui mène de l’Interamericana à la Réserve, soit revêtue. Voulant préserver une certaine tranquillité et une qualité de vie, les habitants de Monteverde ne tiennent aucunement à ce que la région soit envahie par des autocars débordant de touristes venus prendre des photos , le temps d’une halte de quelques heures entre deux destinations exotiques. Toutefois, tout autour les routes sont partiellement revêtues …!

C’est parti pour la Reserva Biológica Bosque Nuboso Monteverde… La réserve de Monteverde s’étend sur plus de 40km2 de forêt tropicale humide, mais seulement 3% de ce territoire est ouvert au public et sert de modèle en matière de préservation environnementale. Le parc est situé de part et d’autre de la ligne continentale de partage des eaux. La température moyenne tourne autour de 17°C et les précipitations annuelles dépassent les 3 m.

La réserve est habitée par une centaine d’espèces de mammifères, entre autres le jaguar, l’ocelot et le tapir de Baird, difficilement observables mais dont on peut parfois croiser les traces. En revanche, il est relativement aisé de surprendre des singes-hurleurs ou capucins. La réserve compte également 160 espèces d’amphibiens et de reptiles, ainsi que plus de 500 espèces d’oiseaux, constituant ainsi un véritable paradis ornithologique.

serpent-liane
le mot-mot

Nous avons découvert ce magnifique univers en compagnie du guide costaricien Melvin, francophone et prof universitaire d’écologie …

chenille urticante

Et après des heures de marche, d’écoute, de quête …enfin nous l’apercevons …le mythique Quetzal …

Le quetzal fait partie de la famille des trogons et est un oiseau d’une taille plutôt remarquable. Il mesure en moyenne 35 cm, auxquels s’ajoute une formidable traîne émeraude, tel un prolongement de la queue qui peut atteindre 60 cm de longueur ! Le quetzal fréquente les hautes forêts tropicales humides, situées entre 1200 m et 3000 m d’altitude du sud du Mexique jusqu’au Panama.

le mâle
la femelle
..une autre espèce !

Les colibris en nombre et de différentes espèces …

une dernière fois …;)

7 – De Santa Elena à Arenal

Les jours se suivent et se ressemblent en ce qui concerne la météo….c’est encore sous la pluie que nous prenons la route depuis la ville de de la réserve de Monteverde vers le lac Arenal …

un petit air suisse ?!

Deux éléments sont particuliers à cette région : son volcan, toujours actif (même s’il ne crache plus pour l’instant de lave) et son lac, le plus grand du pays.

le légendaire et éternel sourire matinal de Cindy !

Le Volcán Arenal, avec ses 1720m d’altitude, garde souvent la tête dans les nuages. Jusqu’en décembre 2010, le volcan crachait et mugissait épisodiquement . Aujourd’hui, bien qu’il soit endormi, les spécialistes affirment qu’il pourrait se réveiller à tout moment, comme ce fut le cas en 1968 où deux villages furent détruits de même qu’une grande partie de la forêt avoisinante.

Une belle « grosse viande » qui fait du bien !

8 – De Fortuna à Vara Blanca

Catarata La Paz depuis la route

Nous visitons le parc La Paz Waterfall Gardens où de nombreuses espèces vivent …cela reste très différent de nos randonnées dans les parcs naturels …mais cela nous a permis de voir des animaux que nous n’avons pas pu apercevoir en raison des conditions locales météorologiques très pluvieuses …

La serre aux papillons est exceptionnelle … nous avons même pu voir en temps réel la sortie des chrysalides !!! Stupéfiant !!!

salamandre cendrée sur le chemin …
grenouilles bien vénéneuses !!!

… et l’emblème du Costa-Rica …. la grenouille aux yeux rouges (Agalychnis callidryas) …

… les cascades les plus hautes …

portrait réalisé par Victor !

9 – Du Volcan Poas à San José

Qui dit arc-en-ciel dit pluie bien sûr !

Vue sur San Jose illuminé

Enfin, le soleil revient … nous allons rendre visite au Volcán Poas…

C’est en 1747 qu’est rapportée en détails la première éruption du volcan. Mais, parmi les nombreux soubresauts du Volcán Poas, le plus célèbre demeure celui du 25 Janvier 1910, dont l’explosion atteint une altitude de 4000m. Des cendres furent retrouvées jusque dans la région de Punta Arenas, située à environ 70 km à l’ouest ! L’évacuation continuelle de vapeur, qui provoque une baisse dépression interne, réduit le risque d’une prochaine éruption dévastatrice. Ce qui n’empêche toutefois pas une surveillance et une analyse continuelles de l’évolution du volcan, car plusieurs éruptions de moindre gravité ont tout de même forcer les autorités à fermer le parc à plusieurs reprises, dont la dernière date de 2014.

les stigmates de la dernière éruption

prête pour le Moulin-Rouge !
merci à Superman à short !
… et à Loïs Lane avec son snack banane-nutella !

La descente du volcan (et toutes les autres avant!) a eu raison de nos freins… le hasard met sur notre route à travers la ville Victor qui nous présente son voisin, garagiste gros véhicules ! RdV pris pour dans 3 jours (et oui, c’est mieux quand cela arrive le we !)

courses pluvieuses

Ces oie, nous fêtons avec un peu d’avance l’anniversaire de Virginie … sous la direction du chef cuisinier Max … curry de porc avec sa purée de patates douces accompagné de Ruinart … la classe !

Dernières papouilles avant le retour de Cindy et Max …nous vous épargnerons les détails de la séparation … ce sont les yeux rougis que nous les laissons à l’aéroport … nous avons été si heureux de les voir, de les embrasser et de partager ces 3 semaines avec eux …elles passées à la vitesse de la lumière …

10 – De San Pedro de Poás à Parrita

En attendant notre séance garage, Victor le costaricien nous fait visiter sa finca …

café
chenilles en danse
corossol
petits avocats
fleurs de porcelaine

Installés dans une petite rue de San Pedro en attendant notre RdV au garage, une petite main vient toquer à la porte du camping-car … c’est Gladys et son fils qui vient nous proposer son aide et nous offre des douceurs ! Elle nous aidera aussi en étant notre lavenderia VIP !

Et puis le soir de l’anniversaire de Virginie, Gladys et son mari Julio nous ont préparé un repas et un superbe gâteau avec bougie !

La route met sur votre chemin des rencontres inattendues… merci à cette famille pour son accueil, sa générosité, son sourire .. voilà sûrement les moments les précieux du voyage …si loin de chez nous … dans nos pays différents, serions-nous capables de tendre la main et de partager avec de parfaits inconnus seulement par esprit chrétien ???

Nous y sommes : changement des plaquettes avant et arrière, changement du liquide de frein, nettoyage de la transmission et changement de l’huile …

Nous repartons vers la côte Pacifique …

Une fois sortis de Jacó, voilà un autre univers fait de plages tranquilles et reposantes. La plaine entre monts et mer s’élargit ici et donne prise à la culture des palmiers pour l’huile qu’on en extrait. Quelques pueblos logent les travailleurs des palmeraies, vestiges des temps où l’United Fruit Company régnait sur l’immense littoral. Ils ressemblent à s’y méprendre aux villages du Honduras et du Guatemala caribéens, jadis propriétés de cette même compagnie qui, on le sait, agit la fâcheuse habitude de faire tomber les gouvernements réfractaires à ses visées.

palmiers, choux palmistes pour en tirer l’huile de palme !

11 – De Quepos à la frontière

Le Parque Nacional Manuel Antonio peut paraître petit à première vue, avec une superficie terrestre de 20 km2, mais son territoire maritime couvre une surface de 550 km2. Le nombre de randonneurs est limité chaque jour. Le Parque regorge de beautés naturelles où se mêlent forêts tropicales sèche et humide, forêts primaire et secondaire, lagunes …

serpent-liane sur le chemin
.. qui digère sa proie !
paresseux
singe parisien !
Playa Espadilla
capucin à face blanche

Nous passons une dernière nuit à la plage … sur la côte Pacifique …

Uvita

… et nous quittons le Costa-Rica, magnifique pays si riche de faune et de flore …il faut aussi avoir le porte-feuille garni de dollars afin de pouvoir bien en profiter pour accéder aux parcs …

Nous aurions aimé pouvoir explorer la côte caraïbe et l’extrême-sud … la dépression exceptionnelle ne nous en a pas donné la possibilité … nous partons vers d’autres horizons 😉